Figure 17. Carte territoriale

Le territoire de Moba est multiethnique. On y trouve des Batabwa à l’Est et des Baluba à l’Ouest. Ces populations Batabwa partagent une culture commune marquée par la civilisation kiluba. Le territoire compte six chefferies.
Les Baluba habitent dans la chefferie Nganye qui s’étend sur six groupements : Mwanza, Mupanga, Mpenge, Kasenga, Kamena, Kabwela et Kabele. Bien que les Baluba soient majoritaires dans ces groupements, d’autres peuples venus des ethnies diverses sont parvenus à y construire des villages.
Territoire de Kasenga
Figure 18. Carte territoriale

Situé dans la province du HautKatanga, Kasenga est un territoire multiethnique, principalement peuplé par les Baushi et les Babemba. Il se subdivise en quatre collectivités : Secteur Kafira, qui comprend six groupements : Katete, Mukebo, Mulenga, Mwansha, Mwemena, et Ntondo. Secteur Kisamamba, avec quatre groupements : Kampombwe, Kikungu, Kisamamba, et Sapwe. Secteur Lwapula, qui s’étend sur quatre groupements : Kabimbi, Kashobwe, Nkambo, et NkubaKawama. Secteur Bakunda. Les Baluba sont principalement présents dans le secteur Kafira, où ils occupent entièrement les groupements de Mukebo et Mwemena. Ils sont également présents dans le groupement de Nkambo et dans le secteur Bakunda.
Territoire de Kabinda
Figure 19. Carte territoriale

Le territoire de Kabinda faisait autrefois partie du district de Kabinda dans l’ancienne province du Kasaï-Oriental. À la suite de la décentralisation de 2015, il se trouve aujourd’hui dans la province de Lomami.
Le territoire de Kabinda est divisé en six secteurs et est caractérisé par une population multiethnique, composée des Basonge, des Biin Kanyok, des Belande, des Bene Mwalaba, des Bene Budya et des Baluba, les Basonge étant prédominants.
Les Baluba, présents dans le Sud du territoire, occupent entièrement le secteur Baluba-Lubangule, qui comprend sept groupements : NKeba, Mutengu, Lubinda, Lovoyi, Kitshindje, Kaseke et Ejiba. Ils sont également présents dans la partie Sud du secteur Lufubu-Lumami. Historiquement, ces Baluba étaient sous la juridiction de l’État Kiluba puis du Royaume de Kabongo jusqu’en 1933, date à laquelle l’administration coloniale décida de les rattacher à la province du KasaïOriental.
Arrêtons – nous un peu sur le secteur de Lubangule et le maître Benoît Mbayo Munguyi voudrait bien nous autorise de lui emprunter sa présentation de Baluba Lubangule :
« Lubangule du préfixe « Lu » signfie « Luyi » cours d’eau (rivière) et du radical « Bangule » du verbe Kubangula : perforer de l’espagnol : perforar qui veut dire percer, couper par pression ; marquer la croupe des sauteurs pour les exercices à monter.
Kibangule qui est perforré qui perfore, qui est picoré à perforer, à picorer……
Lubangule signifie donc « Luyi Lubangule » rivière picorée, rivière qui perfore, qui perce, qui coupe par pression et jailli la Roche de Yamba-Mpongo sur son prolongement aux villages Kibila (Kayamba) est coupée par pression et jailli un cours d’eau Lubangule.
Par son origine, la rivière Lubangule prend sa source dans la roche calcaire des collines du village Yamba (Chefferie de Kayamba/Kabongo) coupe la pression pour jaillir dans la vallée du village Kibila sur la route Mwadi-Kayembe qui mène vers Kamina en passant par Grelka/Lutuayi. Lubangule coule parallèlement à la Muiluyi jusqu’à leurs confluents à la Lomami au village Miji et Nkeba (dans le sectegur de Lubangule) au nord. Les autochtones l’appellent ainsi de Kibila (source) à Miji (confluent) où elle est coupée par des chutes importantes de 15 à 21 m de dénivellations.
La lubangule draine une plaine couverte des marais importants dans un vaste bassin qui couvre la chefferie de Kayamba à la collectivité secteur de Lubangule jusqu’aux confins de la rivière Luembe et la Lubimbi (Baluba Shankadi). Elle est alimentée par de nombreux cours d’eaux et d’innombrables ruisseaux. C’est un vaste bassin des Misanza (marrais) poissonneux tout au long des forêts galeries dans ces deux rives :
a. Sa rive droite draine :
- Lungemia à Kamayi et Kalamba ;
- Bulemba à Kisulo et Kidianga ;
- Kalengeyi à Kinianga et Nkoba ;
- Kihulu à Nkoba et Mombela-Mpako ; Kimpuka et Lunkonge ;
- Kamao à Mpako et Mombela Lowa ;
- Lowa à Mombela et Kanunu, Kabishiki ; y compris de nombreux cours d’eaux (Nkoni, Kahaya, Kilu, Diebamba, Lusenga, Nanamba…).
b. Sa rive gauche comprend :
- Les Misanza de Ntanda-Kitoha-Lwamba et Kabamba);
- Kanunkwa à Kabamba et Kahako ;
- Futuma à Kahako et Mwala ;
- Kandwe à Kahako et Kibwe ;
- Lubo, Kibindabinda, Kyaiya, Kalonge, Kabutonte, Kabule, Ngombe, Mbebe, Mpemba et Kisulula dans le vaste marrais Lubinda-Mwala-Ejiba et Kaseke ;
- Kanyange, Kintumpidi, Mwika, Nsande, Kansambi, Kakuvu à Kaseke et Mutengu ;
- Mushuyi, Nyongwela, Musuya et Kafuku à Mutengu et Miji ;
- Kalola à Miji et Mani, et Lwani à Mani et Ejiba.
Par son large bassin marrécageux, la Lubangule peut s’expliquer comme la résurgence d’une mer morte. La présence des lacs non résiduels Kibungwe, Kintanka-Kabutonte et Kiolole constituent un système des vases communicants avec le lac Boya (Mwibele/Kabongo) et la Lomami par Mwanya-Lukuvu, Luimiji et Kandwe. La rivière traverse les plaines de Kibila, Lwamba. Songe, Kamayi et Kalamba par l’affluent de Lungemia, Bulemba et Kalengeyi avant d’être nourri par les marais de Kitoha et celui de Kaseke.
1. Situation de la région Lubangule
La région de la Lubangule comprend deux entités administratives sœurs :
- La collectivité secteur de Lubangule ; – La chefferie de Kayamba. Cette région s’étend au sud par les collines de Yamba avec la vallée de Kyanumbi et Kabonzoy vers Lutuayi, limites naturelles de Kabongo (Kabongo) et Kasongo Nyembo (Kamina). Elle s’élargit au Sud-Ouest à Kayi/Mpongo et Muzubuyi vers la Lwembe et couvre au Sud-Est le village Kibila avec Buleya par Kamitondo et Makuha plus loin dans la plaine de la Lomami.
- A l’Est, la région balaye le bassin de la Mwiluyi à Buleya et la route MwadiKayembe, Kebale Nsulo ya Lowa et Kanyange en passant par le village Kisonga voisin du village Mwambayi par (Katondo) et mène au village Nkeba. La route de Kisonga se prolonge à Lulungu mission protestante jusqu’à Kilu au voisinage des villages Diebamba et Lusenga sur la rive gauche de la Lomami, à Lubole et Katonkole un peu à l’Est de la rive.
- Au Nord, la région est bornée par la Lomami sur sa rive gauche, le secteur de Nord Baluba sur la rive droite. Au Nord-Ouest par la Lwanyi à Mani et Ejiba et Musumba.
- A l’Ouest par la limite naturelle de la rivière Lusunduyi sur la route Kamende (sur une infime partie avec le secteur de Lufubu-Lumami (Bene Lulu, Mwelayi).
Bref : La Lubangule est bornée du Sud à l’Est par les terres sèches de Kamina-Kabongo, à l’Est par le secteur de Baluba Shankadi et au Nord par le secteur du Nord Baluba (Kabongo) par la Lomami. Milembwe n’a jamais fait frontière avec les Baluba. Ce sont des migrants de la région lointaine par convoitise des terres a envahi les terres de Lulu et Lubangule (Mutengu-Kalele).
2. Panorama de la région
La région est habitée par un peuple homogène de l’ethnie Baluba locuteurs de la langue « Kiluba » de la dynastie de Kabongo Ka-Nshimbu dans le célèbre empire de Nkongolo Mwamba jusqu’à sa dislocation vers 1888. A l’arrivée des blancs l’empire est divisé. Ils séparent deux frères Kasongo Nyembo et Kabongo.
Les deux rives de la rivière Lomami sont dirigées par légation de pouvoir sur la rive gauche à son cousin Ngoyi-A-Sanza dont le plus célèbre Ngangole Nshimba surnommé, Ntambo-A-Bilolo (le conquérant) ; au Nord à Kipete, Kibanza, Kasenga-Mpeto, MwadiNgoyi… Ainsi, les tributs et redevances de la rive gauche parvenaient au Mulopwe par l’intermédiaire de Grands notables qui les représentaient par légation du pouvoir.
❖ Sur la rive gauche :
- Ngangole Nshimba et ses vassaux ;
- Kivunge Mpiana Kalombo (Kahako) avant l’avènement de Kasongo Kinyema avec la constitution de l’actuelle chefferie de Kayamba à Kamayi.
Lubangule sa rive gauche et droite rencontrait Ngangole Nshimba avant sa dépossession par le Mulopwe. Après cette dépossession, Kivunge devient suzerain de la Lubangule rive gauche. Nkeba et Kitshindje (rive droite) demeurent avec Ntambo-A-Bilolo.
❖ Sur la rive droite au Nord :
L’autorité de Mulopwe est assurée par la responsabilité des Notables : Kasenga-M’peto-Katombe Dipeba-Kipete, Muadi Ngoyi, Kibanza.
Les deux entités Kayamba et Lubangule font une entité coutumière à la culture commune. La consanguinité se confirme par l’histoire. La filiation, la fraternité, l’affinité et la cohésion sont démontrables par les actions communes, les évènements heureux ou malheureux, le voisinage et la vie commune capitalisent les énergies de développement pour cette région inséparable.
La création de la mission catholique Kalonda sur la rive gauche vient renforcer le mixage des ethnies vivant la Région ; les Baluba, les Belande, les Milembwe et les Budia sont appelés à vivre ensemble.
Le diocèse de Kabinda évangélise toutes les ethnies vivant la Région Musolo, Belande, Milembwe et Baluba dans toute sa rive gauche.
Lubangule au nom de Kabongo reconnait à juste valeur la contribution que KabindaDiocèse apporte pour l’épanouissement de toute la rive gauche de Kabongo. Mais, là où le bât blesse, Kabinda convint soumettre son administration territoriale sur une partie de Kabongo où est implantée la mission, situation confuse non acceptée qui noie l’identité et plonge la partie dans une ambivalence, une minorité de non-représentation suicidaire sans tenir compte du principe de la décentralisation celui de rapprocher l’administration de l’administré. A moins de 80 km de Kabongo qu’à plus de 180 km de Kabinda, le secteur de Lubangule est coupé de Kabongo tant réclamé pour son rapprochement à Kabinda contesté et illégal.
A. Le Secteur de Lubangule à Kaseke
Cette partie de la Région de la Lubangule s’étend de part et d’autre de la rivière qui porte son nom. Il comprend sept (7) groupements répartis sur un ensemble de 36 villages, le village Lukwadi à Nkeba est en constitution. Sa population homogène de ± 140.000 âmes occupent une superficie d’environ 4.300 km2.
Rive gauche : 5 groupements. Kaseke, Mutengu, Ejiba, Lubinda et Lovayi ;
Rive droite : 2 groupements : Nkeba et Kitshindje.
| ° | Groupement | Village |
| 1. | Kaseke | Mfiente,, Kiande, Buanga, Kalungu, Ntengu. |
| 2 | Nkeba | Nkeba, Lulungu Mpuya, Lulungu Majiba, Lulungu Mission, Lubole, Katonkole, Diebamba, Lusenga, Kilu, Kisonga, Kisonga Centre, Lukwadi, Masombo. |
| 3 | Mutengu | Kafuku, Kilenge, Kampoyo. |
| 4 | Ejiba | Kibandila, Mpenge, Katongo, Mpanda. |
| 5 | Lubinda | Mbo, Tshibue, Kalembo, Kakoma. |
| 6 | Lovoyi | Mani, Miji. |
| 7. | Kitshindje | Ngombe, Kanunu Nkoni, Nkoji Ntambo, Nkoji, Kazembe Kahaya. |
Secteur Baluba de Lubangule
Situation géographique
Situé à l’Ouest de Kabongo à moins de 80 km sur la rive gauche de la Lomami autour de la rivière Lubangule dont il tire son nom. Il fait frontière au Nord avec le Nord Baluba (Lomami), à l’Est par la chefferie Mwambaie par la Mwiluyi, au Sud par la chefferie de Kayamba et à l’Ouest par une infime partie du Secteur Lufubu-Lomami par les Belande Bene Lulu et Bene Musolo et un prolongement de la Lubimbi dans le Secteur de BalubaShankadi. Il comprend 7 groupements et 37 villages :
| • | Groupement Kaseke | : 5 villages |
| • | Groupement Nkeba | : 13 villages |
| • | Groupement Kitshindje | : 5 villages |
| • | Groupement Mutengu | : 3 villages |
| • | Groupement Ejiba | : 4 villages |
| • | Groupement Lubinda | : 4 villages |
| • | Groupement Lovoyi | : 2 villages. |
Par sa situation géographique, à moins de 80 km de Kabongo et à plus de 180 km de Kabinda, le secteur est le trait d’union des entités de Kabongo (Kayamba au Sud, Ngangole à l’Ouest, Nord Baluba au Nord). Avec ces derniers, le Secteur partage la même langue, les mêmes coutumes, les mêmes origines et la même culture et l’histoire commune.
Par sa mission catholique Kalonda, Lubangule est un grand centre religieux, un carrefour commercial et intellectuel d’où sont nés les éminents intellectuels Baluba, Belande et Milembwe. Il est une oasis de paix, un centre hospitalier de tous les temps où chacun y vit dans toute quiétude. Nombreux y sont nés à la maternité protestante de Lulungu qui unit les fils et filles de la croyance protestante. Avec ces deux centres, Lubangule mérite une reconnaissance de tous les peuples vivant la Région.
Population
Le secteur est habité par les Baluba locuteurs de la langue Kiluba de Kabongo. Ils sont de la dynastie de Kabongo dans le célèbre empire de Nkongolo Mwamba. Ils sont propriétaires des terres qu’ils habitent. Ressortissants de la chefferie de Ngangole et de Mwambayi. Ils sont les descendants des familles de :
- Umpanji Katshina mu Bila et Ilunga Nsangu
- Nkumwimba Ngombe et Maloba Mukaya
- Kasongo-A-Kalombo et Ngangole Monga
- Nday-A-Mande et Lukunde Mutengu
- Kabongo Nkumwimba et Ngangole Nshimba.
Aujourd’hui peuplent le secteur de Lubangule créé en 1957. Cette population est dynamique à majorité rurale, habile, fidèle et loyale, intellectuelle et respecte les actions coutumières. Elle est toujours disposée à servir, dominée par un esprit entreprenariat et est hospitalière, mais elle est indépendantiste et chrétienne.
Elle baigne la Lomami, la Lubangule, la Muiluyi, la Luanyi, la Kalola et nombreux cours d’eaux et lacs naturels comme Kibungwe, Kiololo, Kabutonte et Kintanka en voie de disparition.
La population s’occupe principalement de l’agriculture de subsistance, de la pêche et de l’élevage des chèvres et des poules.
Elite intellectuelle
Avec la plus ancienne Ecole de la Région d’environ 100.000 km2, Lubangule a produit les éminents intellectuels par l’Etablissement Ste Thérèse aujourd’hui Ecole Primaire Mbutuile dont le premier Directeur noir qui remplace les blancs est Norbert Sanga Kabamba. Cette école créée en 1937 suivie du collège St. Joseph aujourd’hui Institut Kalonda ont produit beaucoup d’intellectuels Baluba, Belande, Milembwe et Budia notamment :
- Professeur Ordinaire Lumpungu Kamanda Quentin ancien recteur de l’Université de Kinshasa et Directeur du Centre de Recherche pour le Développement International (CDRI) branche de l’ONU/Afrique.
- Professeur Ordinaire Sanga Ngoie Alfred Chercheur au Centre Nucléaire de l’Université de Tokyo au Japon et Animateur du Centre International pour le Développement de l’Afrique.
- Son Excellence Monseigneur Valentin Masengo Nkinda évêque de Diocèse de Kabinda, Docteur en Droit Canon à Rome.
- Son Excellence Monseigneur Jean-Anatole Kalala Kaseba, Evêque du Diocèse de Kamina.
- Son Excellence Ministre Mbuyu Kabango Célestin, ministre de l’Intérieur, de Budget et Honorable Député National.
- Son Excellence ministre de Justice, Bâtonnier Kisimba Ngoyi Honorius.
- Professeur Adolphe Lumanu Mulenda, Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange, ministre de l’Intérieur, Député National.
- Professeur Ngoyi Nduba Kamatanda : Membre du Haut Conseil de la RépubliqueParlement de Transition (HCR-PT).
- Professeur Nestor Kimpesa Mbuyu Mujinga : Membre du Comité Central, Député National, Prêtre de son état.
- Monsieur Pamphile Ilunga Fingwa-Fingwa plusieurs fois Secrétaire Général des Transports et Voies de Communication.
- Monsieur Prosper Mukengeshayi Makonga Secrétaire Général et Inspecteur des Finances.
- L’Honorable Milambo Katambwa Kiyoyo ; Député National, membre du Comité Central et Directeur de l’Assemblée Régionale du Kasaï Oriental.
- Monsieur Célestin Twite Yamwembo, Secrétaire Général au Ministère de l’Economie Nationale, Ministre Intérimaire.
- Professeur Patrice Bondo Muteba, Secrétaire Administratif à l’Université Pédagogique Nationale « UPN » de Kinshasa.
- Monsieur Christophe Kalala Mbayo Secrétaire Général au Ministère de l’Economie Nationale puis au ministère des Portefeuilles.
- Monsieur Beaudoin Kalala Nshimba, Secrétaire Général au ministère de l’Agriculture.
- Monsieur Mwana Ndjibu, Médecin Docteur des hôpitaux.
- Monsieur Prospère Kalenga, Docteur Médecin des hôpitaux, professeur à l’UNILU.
- Monsieur Urbain Masengo Bwanga, Docteur Médecin des hôpitaux, défenseur du préservatif contre le VIH/Sida.
- Monsieur Oscar Luboya Numbi, Docteur Médecin des hôpitaux, Professeur à l’Unilu.
- Monsieur Stéphane Makonga Bakundila, Juriste avocat de l’Université de Kinshasa.
- Monsieur Honoré Ntambo Ngoyi Ingénieur Chimiste Métallurgique au ministère des Hydrocarbures.
- Monsieur Trudon Yamba Masango Directeur d’Ecoles, Inspecteur d’Etat.
- Monsieur Florimond Kabwende, Directeur d’Ecoles.
- Monsieur Urbain Mukose Kaseya, Directeur d’Ecoles
- Monsieur Wilfried Mutengu Yamasanga, préfet Chef d’Etablissements.
- Monsieur Georges Mbayo Lukasu Luhia, Directeur, Pasteur catholique.
- Monsieur Rigobert Mbuyu Muteba : Directeur National de la Toxicomanie de la négotine du tabac, pharmacologue.
- Monsieur Célestin Twite Mayembe journaliste à la Radio-Télévision Nationale Congolaise RTNC, Directeur du Programme des services de la Santé Publique.
Sans compter ceux qui sont nés en dehors de la Région et ceux du clergé qui sont énumérés en page spéciale. La liste n’est pas exhaustive.
Potentialités économiques
Ressources humaines est la principale ressource à capitaliser à Lubangule avec plus au moins 120.000 âmes. Une population dynamique dont les encadreurs font défaut qui plonge cette dernière dans la pauvreté, le désespoir et l’isolement à relever.
Le sol :
Est dominé par des vastes prairies favorables à la culture des maïs, du manioc, du haricot, de l’arachide, de la banane, de l’ananas.
Lubangule mène une vie sédentaire et agro-pastorale, la volaille, l’élevage des porcs, l’huile de palme et les bovins. Le sol est favorable aux activités agropastorales. Le climat est verdoyant avec ses deux saisons.
Le sous-sol
Le sous-sol regorge d’importants gisements mal connus dont le diamant exploité à
Kaseke et Mutengu vers les années 1990 et 2000. La roche calcaire tout au long de la rive Lomami (Lubole, Katankole, Lulungu Diebamba, Lusenga, Kilu, Miji et Mani) pour l’extraction du ciment.
Sites touristiques
- Les chutes naturelles de la Lubangule au village Miji (Lovoyi) celles de la Lomami au village Lubole (Nkeba) et celles de la Kalola (Miji).
- Les grottes à Mani, Miji, Diebamba et Lusenga constituent des sites touristiques importants.
- La mini-centrale sur la Lwani à Mani couvre également le tourisme dans cette Région, le lac Kibungwe et Kilolo et la disparition spectaculaire du lac Kintanka. Les étendues marécageuses (Misanza)
Lubangule peut produire des quantités importantes du riz industriel sur ses étendues marécageuses de sa source à Mutengu. Lubinda, Ejiba et Kaseke ont des vastes étendus marécageuses dont Kaseke se place en tête avec Musanza depuis Ejiba Mwala et de Nkoba à Mitengu. Ces étendues favorisent la pêche et la pisciculture.
La prairie
Des vastes savanes qui, en dehors de l’agropastorale peuvent servir de la forestation pour la régulation de l’écosystème pour lutter contre le réchauffement climatique. Kihungulu (Kitshindje) ; Kabamba (Kaseke), Ngandu-Lumbwe (Ejiba), Katumbula (Lubinda) sont d’importantes prairies à exploiter.
Voies de communication
Lubangule possède des voies de communication d’intérêt régional mal gérées et mal exploitées. Le secteur relie la Province de Haut-Lomami à celle de Lomami, Tanganyika, Maniema et Lualaba par deux sorties à travers 4 axes :
• Sortie par la Lomami à Mani sur les axes :
- Kitenge-gare-Kabalo-Kongolo-Kindu-Kisangani
- Kitenge-gare-Kabalo-Nyunzu-Kalémie-Tanzanie
- Kitenge-gare-Manono-Kalemie-Tanzanie
- Kitenge-gare-Malembankulu-Lubumbashi-Zambie
- Kitenge-gare-Kabongo-Kamina-Kolwezi-Zambie-Angola
- Kitenge-gare-Kabongo-Kamina-Lubumbashi-Zambie
- Kitenge-gare-Kabongo-Kamina-Mwene-Ditu,Kananga-Ilebo-Kinshasa.
• Sortie par la Lubangule à Kaseke sur les axes :
- Lubangule-Kabinda-Mbujimayi
- Lubangule-Kamina-Lubumbashi, Zambie – Lubangule-Kabongo-Kamina-Kolwezi-Angola – Lubangule-Ngandadjika-Mbujimayi-Kananga-Ilebo.
Facilement par Lubangule Mbujimayi-Kabinda-Kamina-Lubumbashi-Zambie ou encore Mbujimayi-Kabinda-Lubangule-Kitenge-gare-Kabalo-Kindu-Bukavu-Kingoma.
Lubangule est donc un Carrefour important sur des principaux axes pour désenclaver plusieurs provinces.
L’électricité
Lubangule avec ses importantes chutes naturelles de Miji et Lubole peut produire l’électricité par centrale hydroélectrique à grande échelle. Chutes de Miji 15 m celles de Lubole par le débit de la Lomami sur 7 à 10 m celles de la Kalola aussi. Quelle que soit cette capacité, Lubangule a 0% d’électricité et la population connait un désespoir au développement. La mini-centrale de la Lwanyi est endommagée par les affres de la guerre du 02/08/1998. Personne n’y songe. Par son nombre impressionnant des cours d’eau et son soleil ardent de savane, Lubangule est le berceau du courant électrique.
Attraits principaux
Lubangule attire par :
- Sa population avec une densité de 5hab/km2
- La fertilité de son sol et son climat verdoyants pour l’agropastorale et l’huile de palme
- Sa prairie favorable à la forestation utile à l’écosystème pour la résilience
- Ses étendues marécageuses (Misanza) pour la production de sa quantité des poissons, la projection de la rizière et la pisciculture garantie
- Sa mini-centrale de la Lwanyi à Mani avec moindre effort pour donner l’électricité
- Sa couverture totale au réseau de communication de la République (Vodacom ; Orange, Airtel)
- Ses importants sites touristiques naturels chutes de la Lubangule et de la Kalola à Miji, chutes de la Lomami à Lubole ainsi que les grottes par significations historiques
- La barge sur la Lomami et le pont sur la Lubangule
- La mission catholique de Kalonda et celle protestante de Lulungu
- Ses nombreuses écoles tant primaires que secondaires avec la plus vieille Ep. Mbutwile et Institut Kalonda ainsi que son hôpital de référence sa maternité et ses stades omnisports
- Le lac Kibungwe et Kiololo, Kintanka en voie de disparition et Kabutonte marécageux.
Le secteur de Lubangule fait objet des convoitises pour nombreux et mérite d’être visité.
Depuis les temps, ces clans dépendent de la chefferie de Ngangole avant la division politico-administrative post-colonial de notre pays » (Mbayo Munguyi, 2024).
Comme nous l’a expliqué Mbayo Munguyi, le secteur de Lubangule est un territoire des Baluba. Historiquement les terres de ce secteur étaient sous la juridiction de Mulopwe Nkumwimba Kabongo Ka Nshimbu et c’est à partir des années 1930 que ce territoire fut annexé à la région des Basonge qui font vivre un calvaire politique à ces Baluba.
Territoire de Kasongo
Figure 20. Carte territoriale

Le territoire de Kasongo se situe dans la province du Maniema. Il est constitué de six chefferies et quatre secteurs.
Les Baluba sont dans les chefferies Wagenia, Wazimba et Wazula. La première chefferie a six groupements (Kabombo, Kabundi, Kasanki, Kiyese, Lungambi, Manda). Et la chefferie de Wazula comprend six groupements (Ntwite, Musengia, Mako, Lugulu, Kimasa, Kabanda).
Ce territoire est riche en ressources naturelles et humaines. La région a été conquise par les Baluba depuis 1230 par les Baluba partis de la région de Bukama (Lukanda, 2016). Et puis vint la récente conquête du souverain Ilunga Kabale II qui chargea le guerrier Buki à conquérir la région. Celui-ci parvint à imposer la domination des Baluba et fonda le royaume de Buki.
Territoire de Luilu Figure 21. Carte territoriale

Le Territoire de Luilu se situe dans la province du Lomami. Il est constitué des trois chefferies et d’un secteur. Les Baluba sont dans le secteur Kanda – Kanda (Matamba). Ce secteur a huit groupements : Kanyiki – Kipangu, Kanyiki – Mutembwe, Kayemba – Ngombe, Luaba, Matamba, Mbala, Mulaja, Tshitola. Il ne faut pas confondre ces Baluba authentiques aux Bahèmba ou Bambo que les Belges appelèrent « Baluba du Kasayi » alors que ces derniers n’ont rien à avoir avec les Baluba authentiques.
Territoire de Nkole Figure 22. Carte territoriale

Le territoire de Nkole est situé dans la province du Sankuru, une région majoritairement peuplée par les Atetela et les Basonge. Cependant, les Baluba y ont établi une modeste enclave qu’ils occupent depuis l’époque de l’Empire. Il convient de souligner que la conquête de Nkole par les Baluba est antérieure à l’arrivée des commerçants arabo-swahili. En effet, certains prétendent que la présence des Baluba sur ce territoire résulterait de la traite esclavagiste menée par les Arabo-swahili, une affirmation historiquement inexacte.
Selon les récits des anciens, le souverain Kadilo Sokela Bota avait mandaté des émissaires pour conquérir cette région. Toutefois, ces derniers n’ont pas réussi à accomplir pleinement leur mission en raison de la résistance farouche des Atetela et des Basonge. Malgré cet échec, les Baluba ont conservé la portion de territoire qu’ils avaient réussi à occuper. La seconde phase de l’établissement des Baluba dans cette région remonte à 1860, sous le règne du roi Kasongo Kalombo, qui parvint à étendre les zones occupées par son peuple.
Territoire de Nkole Figure 23. Carte territoriale

Le territoire de Lubao se situe dans la province du Lomami, une région principalement habitée par les Basonge et divers groupes ethniques qui leur sont affiliés. À l’instar du territoire de Nkole, les Baluba présents dans cette région sont désignés sous le nom de Baluba ba Kisengwa dans le territoire de Lubao, anciennement connu sous l’appellation de Sentery.
L’établissement des Baluba ba Kisengwa dans cette région s’explique par l’expansion de l’empire menée par le roi Ilunga Nsungu, une entreprise poursuivie par Nkumwimba Ngombe et Ilunga Kabale II. Les Baluba ba Kisengwa sont originaires et autochtones des territoires qu’ils occupent aujourd’hui au sein de la province du Lomami.
Territoire de Ngandajika
Figure 24. Carte territoriale

Le territoire de Ngandajika se situe dans la province du Lomami. Il comprend deux chefferies (Bakwa-Mulumba, Kalambayi) ainsi que trois secteurs (Baluba-Shakandi, Ngandajika, et Tshiyamba). Les Baluba sont principalement présents dans le secteur Baluba-Shakandi, qui compte dix-neuf groupements : Banza, Kabanga, Kalume, Kande, Kapuku, Kashale, Katshia, Konyi, Matobo, Mbao-Lubiji, Mbao-Lubimbi, Mbudi, Mpungwe, Mulamba, Musawo, Nzaji, Shimbi, Tshileo, et Tshisalu.
Ces Baluba parlent le kiluba, prononcé « Tshiluba », distinct de la langue nationale Tshiluba parlée à Mbuji-Mayi, Kananga et ailleurs dans l’espace du Grand Kasayi. Les
Baluba-Shankadi forment ainsi une frontière avec les Bahèmba, aujourd’hui appelés « Baluba du Kasayi ». La rivière Vunayi constitue la frontière naturelle entre les BalubaShankadi, locuteurs du kiluba, et les autres peuples du Kasayi, anciennement connus sous le nom de Bahémba Bambo, devenus « Baluba du Kasayi ».
Cet atlas illustre la richesse et la complexité de la géographie territoriale des Baluba en République Démocratique du Congo. Leur histoire, marquée par des conquêtes et des migrations, témoigne de leur résilience et de leur capacité d’adaptation. L’étude de leur répartition territoriale révèle l’importance de la mémoire historique dans la construction de leur identité collective.
La géographie humaine des Baluba en République Démocratique du Congo revêt une importance notable. Les Baluba occupent un espace géographique étendu. Voici une carte globale illustrant la répartition des Baluba dans ce pays :

Source : Centre de Recherche et Diffusion de la Culture Kiluba – Kinshasa, 2020. Propriété de Kabwende Kyéngé Kisoke et de Lukanda Lwa Malale.
Conclusion
L’Atlas de la géographie territoriale des Baluba en République Démocratique du Congo nous a permis de dresser un état des lieux détaillé des territoires occupés par ce groupe ethnique. Les Baluba occupent une vaste étendue géographique, s’étendant sur plus de huit provinces, à savoir le Haut-Lomami, le Sankuru, le Maniema, le Sud-Kivu, le Lomami, le Tanganyika, le Haut-Katanga et le Lualaba. Leur présence est particulièrement marquée dans les provinces du Haut-Lomami et du Tanganyika, où ils forment une majorité démographique substantielle. Ces territoires désignent le Buluba, couvre une superficie supérieure à 500 000 km², englobant des espaces à la fois riches et diversifiés. Des villes majeures telles que Kalemie et Kabalo témoignent de la vitalité de Baluba, qui, au fil des siècles, ont su préserver une identité ethnique et culturelle unie.
Le Buluba se distingue par une richesse exceptionnelle en ressources minérales, incluant le cuivre, le cobalt, lithium, pétrole et l’or, ce qui fait de cette région un pôle stratégique pour l’économie. Par ailleurs, ses terres particulièrement fertiles, propices à l’agriculture et à l’agroforesterie, bénéficient d’une hydrographie abondante, conférant ainsi un potentiel agricole considérable. Les cultures de maïs, de manioc et de cacao, parmi d’autres, pourraient être exploitées à grande échelle, offrant des perspectives de développement économique. Toutefois, malgré ces atouts naturels indéniables, le Buluba demeure un territoire enclavé, souffrant d’un déficit majeur en infrastructures modernes.
Par Kabwende Kyéngé Kisoke,
Chercheur en Histoire de Civilisations Africaines, Bruxelles, 21 novembre 2024.




One Reply to “Territoires de Moba, Kabinda, Kasongo, Luilu, Nkole, Lubao et Ngandajika”
KASONGO MUTOMBO Sylvester (KMS), juillet 30, 2025
Merci beaucoup de cette histoire si riche pour les générations futures.
Prière d’enrenchir aussi l’histoire de baluba shankadi et de publier ou l’envoyer dans notre ci-haut mentionné. Merci