Le Buluba s’étend sur une vaste aire géographique, unifiée sur les plans social, linguistique, culturel et historique. En accord avec la division politico-administrative actuelle, il est fragmenté en plusieurs collectivités, chefferies et secteurs, répartis dans diverses provinces, elles-mêmes subdivisées en différents territoires. Certains de ces territoires sont entièrement et exclusivement peuplés par des Baluba. D’autres, cependant, sont habités à la fois par des Baluba et par des tribus non-Baluba. Dans le langage interne, pour distinguer ces deux types de contrées habitées par les Baluba, on continue à appeler les premiers “Territoires du Buluba”. Quant aux seconds, ils sont désignés sous le nom “Entités du Buluba”.
Les cartes territoriales ainsi que les secteurs et groupements insérés dans cet ouvrage proviennent de l’Atlas de l’organisation administrative de la République Démocratique du Congo (2ème édition revue et amplifiée). Cette Atlas a été réalisé par Léon de Saint Moulin avec la collaboration de Jean-Luc Kalombo Tshibanda et publié en 2011, par le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) à Kinshasa.
Territoire de Bukama
Figure 1. Carte territoriale

Le territoire de Bukama se situe présentement dans la province du HautLomami, s’étendant au sud-est du Buluba. Niché dans la cuvette marécageuse de la Dépression de l’Upemba, ce territoire couvre une superficie de 19 865 km² (Mukena, 2004 : 46). Sa population excède aujourd’hui 1 184 616 habitants (CIPA, 2020 ; voir www.cipardc.com). La position géographique de Bukama est de 9° 12’ de latitude sud et 25° 50’ de longitude est. Ce territoire jouit d’une hydrographie riche, abritant deux grands lacs, l’Upemba et le Kisale, ainsi que plus de 80 autres petits lacs. Il est également traversé par le fleuve Lwalaba, de nombreuses rivières et une multitude de ruisseaux. L’économie locale repose actuellement sur l’agriculture artisanale, l’élevage de petit bétail, la pêche et le commerce des produits de consommation.
Il existe trois voies de ravitaillement : la voie routière, la voie maritime et la voie ferrée. Bien que ces infrastructures soient en mauvais état et souvent impraticables, elles n’empêchent pas ce territoire d’être le moteur du développement de l’actuel espace Grand-Katanga. Bukama est une zone entièrement habitée par des Baluba. La langue native y est le Kiluba. Le swahili et le français y sont également parlés, le premier comme langue véhiculaire de l’ancienne province du Katanga et le second comme langue officielle du pays.
Organisation politico-coutumière territoriale
Le territoire de Bukama compte quatre chefferies et deux secteurs. Les chefferies sont à leurs tours subdivisées en groupements et ceux-ci en villages :
Royaume de Kinkondja
Le vocable “Kinkondja” désigne aujourd’hui l’une des chefferies de ce territoire. Il évoque également le nom de l’ancien royaume de Kinkondja, dont la fondation remonte à une période antérieure à la naissance de l’État Kiluba. Ce royaume fut créé par Bumbwe Mbidi, le petit frère d’Ilunga Kakenda Mbidi Kiluwe, vers le VIIIe siècle de notre ère (Mulundwe, 2001 : 61-62). Les anciens racontent qu’autrefois, il existait un royaume nommé Kibawa Mupemba, dont la capitale était Membe, située près de l’actuelle ville de Moba. Ce royaume fut fondé par Kibawa, et son clan se succéda sur le trône jusqu’au règne du roi Ilunga Ngoyi a Nsanga Sendwe Mwalaba. Ce souverain avait quatre fils et une fille, la princesse Mfyama.
Les princes étaient Ilunga Kakenda Mbidi Kiluwe, Bumbwe Mbidi, Kibinda Mupemba et Ilunga Ndala Mbidi. La Mfyama ou princesse Mukaya Mwanana était la préférée de leur père (Makonga, 1948 : 307). Le souverain souhaitait que la princesse Mwanana lui succède sur le trône, mais la population exprima son mécontentement et fit savoir au roi qu’elle préférait le prince Ilunga Kakenda Mbidi Kiluwe. Ce choix populaire engendra des inimitiés entre la princesse et le prince. Mwanana avait un chien qu’elle chérissait de tout son cœur. Un jour, Mbidi Kiluwe laissa échapper, son lion tandis qu’il jouait avec lui. La princesse exigea qu’il lui ramène immédiatement son animal, menaçant de demander à son père de faire exécuter le prince s’il n’obéissait pas. Connaissant la détermination de son père à satisfaire les désirs de sa fille, le prince se mit en quête du lion et il se retrouva finalement chez les Baluba-Kalanga à Kabongo. Peu de temps après la mort du roi, la population attendait le retour du prince Mbidi. Craignant l’hostilité populaire, la princesse Mfyama Mukaya Mwanana ainsi que les princes Bumbwe Mbidi et Kibinda Umpemba décidèrent de fuir la capitale Membe.
Errant dans les plaines du Buluba, le prince Bumbwe découvrit un lieu propice à la survie. Après avoir traversé le fleuve Lwalaba en direction du Sud-ouest, Bumbwe Mbidi et ses troupes s’établirent dans le territoire jadis peuplé par les Baluba au teint clair (Burton, 1961 : 3-8). Ils engagèrent une guerre acharnée contre les autochtones, qui se solda par la victoire de Bumbwe Mbidi. À sa mort, son fils lui succéda à la tête du clan et fonda le royaume de Kinkondja, qui perdure jusqu’à ce jour sous la forme d’une collectivité chefferie. Ce royaume est divisé en 11 groupements : Kabanza, Kabelwe, Kabengwa, Kisonde, Lukila, Mangi, Mpungwe, Muyumbwe, Ntwadi, Numbi a Kibinga, Yolo. Les travaux du professeur Banza Mwepu Mulundwe, nous informe que le royaume de Kinkondja serait né vers le huitième siècle fondé par Ilunga Bumbwe Mbidi, le petit frère d’Ilunga Kakenda Mbidi Kiluwe et fils du roi Ilunga Sendwe Mwalaba qui régnait sur le royaume de Kibawa Upemba dont la capitale était Membe. Dans la nécessité de reconstruction de l’histoire générale des Baluba, nous avons amené les études sur terrain et nos travaux basés sur l’oralité et les ouvrages du professeur Banza Mwepu Mulundwe et William Burton nous ont permis de reconstituer la liste exhaustive des Rois de Kinkondja et les dates approximatives de leur règne :
- Ilunga Bumbwe Mbidi : 760 – 784
- Mwanza Kapoho Kabwino : 790 – 830
- Longwa Mwine – Makoko Mpande : 835 – 851
- Ngoyi Kabala : 851 – 892
- Kasumbwe Ngoyi : 895 – 920
- Kinkondja Mutonkole : 925 – 955
- Mwilambwe Ngoyi : 960 – 990
- Nkulu Makabwe : 995 – 1110
- Kibangu Kasongo : 1130 – 1170
- Kinkondja wa Ilunga 1er : 1185 – 1230
- Kabanza Muba : 1245 – 1280
- Ilunga Longwa Kabole : 1300 – 1345
- Mwepu Kaboba : 1360 – 1415
- Ngandu Kaboba : 1420 – 1465
- Longwa Mwanza Kapoolo : 1470 – 1500
- Mutonkole Lunda Umbunda : 1515 – 1558
- Ilunga Lunda Kinkondja : 1570 – 1615
- Ilunga wa Kabole : 1627 – 1675
- Muba Kabanza : 1698 – 1735
- Lunda Ngandu 1er 1735 – 1770
- Kikunka : 1775 – 1820
- Kadya Myulu Mulenda : 1825 – 1870
- Kayumba Malamba : 1870 – 1902
- Lunda Ngandu II : 1902 – 1916
- Lunda Ngandu III : 1916 –1929
- Kayumba Ngolo 1929 – 1935
- Lunda Ngandu IV : 1935 – 1947
- Makelele Odoric Mukanda Wakanda Bashandi :1947–1970
- Mutonkole Diluba Dyana Gaspard : 1970-1992
- Kayumba Mutonkole Mwinya Mukata Gaspard : 1992 – 2021
- Lunda Ngandu Mbaya Utoka : 2021 – à ce jour[1].
Chefferie de Kabondo Dianda
Dans le passé, la contrée de Kabondo-Dianda faisait partie intégrante du pouvoir central de Bulopwe, dirigée par un kilolo, un chef subalterne représentant le Mulopwe dans une région spécifique. Avec la colonisation, les Blancs ont mis fin à la structure traditionnelle de l’État des Baluba. Ils ont promu les chefs subalternes au rang de chefs de collectivités et de chefferies, réduisant ainsi l’autorité du Mulopwe central. Ils l’ont placé au même niveau que ses anciens bilolo dans les provinces de son État. Le chef Kabondo, autrefois kilolo, est devenu autonome. Il faut de rappeler que ce fut depuis1870, le Mulopwe Kinkondja n’était plus sous le contrôle direct du pouvoir central. Cette autonomie sera renforcée pendant la période coloniale. Et depuis 1911, le Royaume de Kinkondja subira également un empiètement significatif dans l’optique de faiblir le souverain du royaume. C’est ainsi qu’il est devenu égal aux anciens chefs subalternes et ces derniers se constituèrent en chef avec la bénédiction des administrateurs coloniaux ce qui expliquerait l’existence des groupements suivants : Kabuya-Kamashi, Makonga-Umba, Mwine-Dianda.
Chefferie de Butumba
La chefferie de Butumba est postérieure à celle de Kinkondja, à laquelle cette contrée était administrativement rattachée. Au début du XIXe siècle, des immigrants Wasumbwa ont pénétré dans le Sud du Katanga en provenance de l’Unyamwezi, en Tanzanie actuelle. Ces chasseurs Bayeke ont ensuite organisé des expéditions guerrières à travers tout le Sud-est de l’ancienne province du Katanga, fondant avec Msiri le Royaume de Ngarengaze qui s’étendait jusqu’au Sud de Buluba. La région actuelle de Butumba a été annexée au Royaume des Bayeke. Pour asseoir leur contrôle sur cette zone, les Bayeke ont désigné un Munyampara, un chef subalterne agissant au nom du Roi. Kabengele a été nommé représentant du roi dans cette entité politique de Butumba. Depuis lors, les Kabengele dirigent le Bulolo de Butumba. À la mort de Msiri, qui a marqué la fin du royaume, toutes les chefferies qui en dépendaient ont été libérées et Butumba est devenue autonome. La chefferie de Butumba comprend quatre groupements : Butumba, Upemba, Katala, et Musanza (Munganza).
Chefferie Kibanda
L’origine de la chefferie de Kibanda est relativement récente, découlant de la scission de la chefferie de Butumba. Le chef Kibanda a obtenu son autonomie politique vis-à-vis de Kinkondja et de Butumba lors de la réorganisation administrative entreprise par l’administration coloniale. Cette chefferie se compose de quatre groupements : Fungwe, Mukulakulu (ou Pie), Lwalaba, et Mwidya (Luena). En plus de ces quatre chefferies, l’administration coloniale a établi deux secteurs administratifs distincts : Kapamayi et Lwalaba. Le secteur de Kapamayi englobe sept groupements : Lovoyi, Kapamayi, Kimba, Umpungu, Kayeye, Kilomboyi, et Badiankete. Quant au secteur de Lwalaba, il comprend trois secteurs : Katobwe, Ilunga Lwalaba, et Katoto.
En résumé, le Territoire de Bukama est une région riche en ressources humaines, avec l’une des densités démographiques les plus élevées de l’ancienne province du Grand Katanga, en raison du nombre substantiel de ses habitants. Son sous-sol recèle une diversité de minéraux. Les fouilles archéologiques menées à Katoto, Nsanga, et dans d’autres sites ont mis au jour une civilisation ancienne très développée, témoignant d’une organisation politico-coutumière datant au moins du Ve siècle après Jésus-Christ.
Territoire de Kabongo
Figure 2. Carte territoriale

Le territoire de Kabongo est situé au centre, c’est-à-dire au cœur du Buluba, couvrant une superficie étendue de plus de 20 621 km2. Sa population dépasse largement le million d’habitants selon les estimations de 2020. Bien que géographiquement enclavé, il est traversé par une voie ferrée et une route nationale en très mauvais état.
Sur le plan hydrographique, le territoire compte le lac Boya ainsi que plusieurs petits lacs comme Jonyi, Kifumbe et Kasangwa, en plus d’étangs disséminés. Les rivières Lovoyi, Kyankondi, Kilubi, Mwibayi, Lubangule, Lomami, Mulofya irriguent le territoire. Les activités économiques dominantes comprennent la pêche, l’agriculture, et l’élevage de gros et petit bétail. Les cultures pratiquées incluent le manioc, le maïs, les arachides, les haricots, le riz-paddy, le soja, les patates douces, les pommes de terre, le niébé, les taros, les bananes, le café, les palmiers à huile, le chou chinois, le chou pommé, les oignons, les tomates, ainsi qu’une variété de fruits tels que les avocats, les mangues, les goyaves, les papayes, les citrons et les ananas. Le territoire recèle également des ressources naturelles telles que l’or, le diamant, le lithium, le phosphate, l’étain, et d’autres minerais diversifiés.
Organisation politico – coutumière
Dans l’actuel Territoire de Kabongo naquit l’État Kiluba, également connu sous le nom de l’Empire des Baluba, où tous les empereurs ayant régné au sein de cet empire virent le jour et s’éteignirent. Le dernier souverain à avoir régné sur cet Empire alors intacten fut Ndayi Mande. À l’origine de cet État se trouvait Kalenga Masanza Mamba, qui régnait sur le royaume des Bakalanga, le premier royaume en Afrique centrale (Mulundwe, 2001 : 61-62). Après sa disparition, Nkumwimba Nkongolo Mwamba réussit à unifier politiquement tous les Baluba sous une seule direction (Ilunga Sendwe, 1955 : 111-113). À l’époque, la région était morcelée en petites chefferies et royaumes indépendants tels que le Royaume des Bakalanga, de Bene-Nkimbi, de Madya, de Bene Nsamba, de Bene Nkeba Kilumba, de Bene Kivunge, entre autres. Nkumwimba Nkongolo Mwamba rassembla ces entités pour fonder l’unification générale des Baluba, engageant des campagnes militaires pour étendre son nouvel État. L’unité générale fut ensuite consolidée par Kalala Ilunga jusqu’au souverain Ndayi Mande qui mourut vers 1888. C’est à cette période que l’État kiluba se désintégra après avoir existé depuis l’an 700.
Cet État a connu 32 souverains :
| Nom du souverain | Année | Capitale Politique |
| Kalenga Masanza Mamba | 700 – 744 | Buleya |
| Nkumwimba Nkongolo Mwamba | 755 – 807 | Mwibele Ntanda |
| Ilunga Lwaala Misaha (Kalala Ilunga) | 807 – 833 | Munza |
| Ilunga wa Luhefu | 833 – 874 | Kalongo |
| Ilunga Mwila | 874 – 901 | Kamukenge |
| Kalonda A Kisula | 915 – 932 | Mbaya |
| Kasongo Mwine Kibanza | 945 – 987 | Kibanza |
| Kalulwa Kasongo | 988 – 1010 | Kabange |
| Kasongo Mwine Kabundulu | 1023 – 1075 | Kabundulu |
| Ilunga Kabale I | 1085 – 1111 | Kisula |
| Kasongo Kabamba | 1105 – 1138 | Kalungu |
| Kasongo Nkumwimba | 1155 – 1180 | Kisulo |
| Nkumwimba Mputu | 1183 – 1228 | Kakolwe |
| Ilunga Mwine Ngoyi | 1230 – 1260 | Ngoyi |
| Kapya wa Kalonda | 1267 – 1305 | Bulanda |
| Ilunga Kabamba | 1310 – 1345 | Kalulu |
| Nongo wa Kalowa | 1375 – 1400 | Kako |
| Ngoyi a Sanza | 1400 – 1444 | Kikumbi |
| Kasongo Bonswe | 1444 – 1499 | Kabanda |
| Ndayi Mwine Nkombe | 1507 – 1530 | Nkombe |
| Nkumwimba Kadilo Sokela Bota | 1530 – 1574 | Katunda |
| Kasongo Kenkenya | 1574 – 1607 | Katala |
| Nkumwimba Kaumbu | 1627 – 1633 | Kakenda |
| Nkumwimba Miketo | 1645 – 1655 | Bwila |
| Ilunga Nsungu | 1655 – 1720 | Katende |
| Nkumwimba Ngombe | 1728 – 1778 | Budyende |
| Ndayi Mujinga | 1785 – 1800 | Kashie |
| Ilunga Kabale II | 1805 – 1858 | Kimungu |
| Kitamba wa Kaseya | 1858 – 1859 | Kitale |
| Maloba Konkolo | 1859 – 1860 | Ngozo |
| Kasongo Kalombo | 1860 – 1880 | Kilemba |
| Ndayi Mande | 1880 – 1888 | Kampumo |
Source : Centre de Recherches et Diffusions de la Culture Kiluba – Kinshasa, 2023. Chercheurs : Lukanda Lwa Malale, Kabwende Kyéngé Kisoke et Ngoyi Sunga Jospin
Il est à noter que les actuelles chefferies de Kabongo et de Kayamba sont des créations récentes. En effet, le royaume de Kabongo vit le jour en 1888, tandis que la chefferie de Kayamba fut établie vers 1914.
Royaume de Kabongo
Le royaume de Kabongo vit le jour en 1888 à la suite du décès du Mulopwe Ndayi Mande lors de la bataille de Seya (Womersley, 1984). Nkumwimba Kabongo Ka Nshimbu, après avoir accompli les rites d’initiation requis, s’autoproclama Mulopwe la même année. S’ensuivit un conflit acharné contre son demi-frère Kasongo Nyembo, également prétendant au trône impérial. Cette guerre dura jusqu’en 1902. Pour y mettre un terme, les autorités coloniales décidèrent de reconnaître officiellement l’existence du royaume le 24 juin 1914, en le divisant en deux : le Nord échut à Kabongo Ka Nshimbu et le Sud à Kasongo Nyembo. La capitale du royaume de Kabongo est Lubyai, une cité située au cœur même du territoire traditionnel de Kabongo, près du lac Boya. Ce territoire est exclusivement peuplé par des Baluba, dont la langue maternelle est le kiluba. Après la chute de l’empire, la colonisation accorda l’autonomie et l’indépendance aux royaumes qui étaient autrefois soumis à l’autorité du Mulopwe. Ainsi, même les royaumes de Kabongo et de Kasongo Nyembo furent considérablement réduits, perdant de vastes territoires qui leur étaient précédemment rattachés.
Le royaume de Kabongo fut alors ramené à la seule collectivité de la chefferie de Kabongo, confinée dans l’actuel Territoire de Kabongo, alors qu’il englobait autrefois les royaumes de Matamba dans l’actuel Lwilu, de Bavumbu à Ankoro et de Buki à Kongolo. À l’intérieur du Territoire de Kabongo, en plus de la chefferie de Kabongo, furent établies la collectivité de la chefferie de Kayamba au Nord-Ouest et la collectivité secteur Nord Baluba. Actuellement, la chefferie de Kabongo est divisée en 21 groupements : Muleya, Munza, Kadilo, Bwila, Ilunga Nsungu, Ilunga Kabale, Kalulu, Katundwe, Nkumwimba Ngombe, Umpeta, Madya, Kibanza, Kavula Mitendo, Musengayi, Mwabi, Mwambayi, Mwine-Ngoyi, Ndingile, Ngangole, Nkombe et Muleya.
[1] Mulundwe (2018), Récit Historique des Baluba, et Burton: Customs and Believe of Luba (1961).




3 Replies to “Territoires, royaumes et chefferies kiluba ”
Christian, janvier 15, 2025
Muluba de kinkonja petit fils de révérend mwadi wa nsanga
Mujinga, juin 23, 2025
Ikala muluba
Guillaume, novembre 6, 2025
Très intéressant